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Aïcha (Que le salut soit sur elle) la mère des croyants, rapporta : « Les bonnes visions durant le sommeil ont constitué la première forme de la Révélation que le Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a reçue si bien que ces visions lui ressemblaient à la clarté de l’aube.
Allah lui fit aimer ensuite la solitude (la retraite). Il se retira dans la grotte de Hirâ. La grotte se trouve au mont Nour sur une partie sinueuse dominant la Ka’ba des hauteurs de la Mecque, à trois miles, du chemin menant vers Minâ. Alors, il s’adonna à l’adoration durant un certain nombre de nuits avant de revenir à sa famille, ainsi il prenait les provisions nécessaires à cela. Ensuite, il revenait chez sa femme Khadîja pour prendre de nouvelles provisions pour une nouvelle retraite. Il continua ainsi jusqu’au jour où la vérité lui parvint étant dans cette grotte de Hirâ. L’ange Gabriel (Jibrîl) vint lui dire : « Lis ». Il répondit : « Je ne sais pas lire ». Le Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit : « L’ange me saisit, et me serra au point que je faillis perdre toute force et me répéta : « Lis ». « Je ne sais point lire » répliquai-je. Pour la troisième fois, il me saisit et me pressa si bien que je perdis toutes mes forces puis me lâcha en récitant : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, Il a crée l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très noble » (Sourate 96 : L’adhérence (Al-Alaq), Verset : 1 à 5). Le cœur battant, le Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) rentra chez Khadîja bint Khouwailid en s’écriant : « Enveloppez-moi ! Enveloppez-moi ! ». Ils l’enveloppèrent jusqu’au moment où son effroi passa. Il informa alors Khadîja de ce qui s’était passé en disant : « J’ai vraiment eu peur pour moi ». Khadîja lui dit : « Jamais, Allah ne te fera subir un affront car tu respectes les liens de parenté, tu prends en charge les délaissés, tu donnes à ceux qui n’ont rien, tu héberges les étrangers et tu secours les victimes des vicissitudes du temps ». Puis, elle le conduisit chez Waraka ibn nawfal ibn Asad ibn Abdil-Ozza le cousin paternel de Khadîja. Waraka était un homme qui avait embrassé le christianisme dans la période antéislamique. Il écrivait en hébreu et copiait l’Evangile ce qu’Allah voulait qu’il écrivit. Il était âgé et avait perdu la vue. Khadîja lui dit : « Ô cousin ! Ecoute ce que va te dire ton neveu ». Il demanda : « Que vois-tu ô mon neveu » ? Le Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui raconta alors ce qu’il avait vu. Waraka lui dit : « C’est la même révélation qui était descendue sur Moïse (Moussa). Plût à Allah que je sois jeune en ce temps ; ah, je souhaiterais être encore vivant le jour où ton peuple te chassera ». « Me chasseront-ils donc ? » demanda le Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) ». Waraka lui répondit : « Nul n‘a apporté ce que tu apportes sans qu’il soit persécuté. S’il arrive que je sois encore en vie ce jour-là, je t’apporterai toute mon assistance ». Mais Waraka n’eut pas longtemps à vivre après cela et la Révélation s’interrompit également ». ¹ ¹L’article s’appuie entre autres sur le Sahîh de la Biographie du Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) d’Al-Albâni et de celle d’Ibn Kathir. |