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Aïcha (Que le salut soit sur elle) rapporta que Al-Hârith ibn Hicham (Que Dieu soit satisfait de lui) avait demandé au Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) : « Ô Messager d’Allah ! Comment reçois-tu la Révélation » ? Le Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) répondit : « Parfois sous forme de bruit d’une cloche, et c’est la plus pénible forme pour moi. Quand le porteur de la Révélation s’en va, je retiens tout ce qui m’a été révélé. Parfois, ce dernier se présente à moi sous forme d’un ange qui me parle ».
Aïcha (Que le salut soit sur elle) dit en parlant du Prophète : « Je l’ai vu recevoir la Révélation dans une journée glaciale, il transpirait et la sueur coulait de son front suite à cette Révélation ». En outre, lors de l’événement de la calomnie dont fut l’objet ‘Aïcha (Que le salut soit sur elle), celle-ci dit : « Par Allah, avant que les gens qui étaient dans la pièce ne soient sortis, le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) reçut la révélation. Comme à l’accoutumée, il fut rempli d’extase, et on voyait la sueur perler abondamment sur son front, alors que c’était une journée pluvieuse, ceci en raison du poids de la Révélation qui descendait sur lui ». Dans le Sahîh de Mouslem, il est rapporté d’après le hadith d’El-Haçan, d’après Hittân Ibn ‘Abdullah Errerkâchi, d’après ‘Ubâda Ibn Essâmet qui a dit : « Lorsque le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) recevait la révélation, cela le peinait et son visage devenait gris ». Et dans une autre version, ceci est ajouté : « Il fermait les yeux, et nous savions cela de lui ». Par ailleurs, il est dit dans les deux Sahîh, d’après le hadith de Zaïd Ibn Thâbet ce qui suit : « Lorsque fut révélé le verset : « Les croyants qui s’abstiennent de combattre, ne sont pas égaux… », Ibn Oum Mektoûm se plaignit de son infirmité (il était aveugle). C’est alors que fut révélé : « à l’exception des infirmes » (Extrait de la Sourate 4 : Les Femmes (An-Nisa’), Verset : 95). Zaïd Ibn Thâbet qui assistait à la révélation, dit : « La cuisse du Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se trouvait sur la mienne, tandis que je transcrivais ce qui lui était révélé. Lorsque la révélation était en train de descendre, sa cuisse faillit écraser la mienne ». Dans les deux Sahîh, toujours, d’après le hadith de ‘Aïcha (Que le salut soit sur elle), il est dit que lorsque le verset sur le hidjâb fut révélé, Sawda sortit de nuit pour quelque affaire. ‘Omar lui dit : « Nous t’avons reconnu ô Sawda ! ». Elle revint alors vers le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) pour l’interroger, et elle le trouva, assis, en train de manger, alors que ses mains étaient en sueur ; Allah fit descendre la Révélation, alors que ses mains étaient toujours en sueur. Il finit par relever la tête et dire à Sawda : « Il vous est permis de sortir pour vaquer à vos affaires ». Ceci prouve que la Révélation ne lui faisait pas perdre totalement sa perception et sa conscience, dans la mesure où il était assis, et la sueur couvrait ses mains. Aussi, au début de la Révélation, le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) était tellement soucieux de retenir la Révélation de l’Ange, qu’il se hâtait dans la récitation. Allah lui ordonna alors de patienter jusqu’à ce que la Révélation soit achevée pour lui. Il l’assura en revanche de le rassembler (le Coran) dans son cœur et de faciliter sa récitation et sa transmission, de même que sa clarification, son interprétation et la connaissance de son sens. C’est pour cela que le Très-Haut a dit : « Ne remue pas ta langue en lisant le Coran comme si tu voulais hâter la Révélation. Il nous appartient de le rassembler et de le lire. Suis sa récitation, lorsque nous le récitons ; c’est à nous qu’il appartient, ensuite, de le faire comprendre » (Sourate 75 : La résurrection (Al-Qiyamah), Versets : 16 à 19). Le Très-Haut a dit aussi : « Ne te hâte pas dans la récitation, avant que sa Révélation ne soit achevée pour toi. Dis : Mon Seigneur ! Augmente ma science ! » (Sourate 20 : Ta-Ha, Verset : 114). Ibn Ishâq a dit : « La Révélation s’est poursuivie alors en faveur du Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), qui a cru en tout ce que lui apportait l’Ange. Il accepta et supporta aussi bien la satisfaction des uns que la persécution des autres. La prophétie exige des responsabilités et des charges que seuls les hommes de fermeté et de force sont en mesure d’assumer, avec, bien sûr l’assistance d’Allah et Son aide face à ce qu’ils endurent de la part de leurs peuples. Le Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) assuma donc sa mission avec fermeté, sans se soucier de l’opposition et des persécutions de son peuple. » ¹ ¹L’article s’appuie entre autres sur le Sahîh de la Biographie du Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) d’Al-Albâni et de celle d’Ibn Kathir. |