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Page 2 sur 2 Libraires-Editeurs : Michel Lévy frères; 1863; Chapitre : Mahomet et Les origines de l’islamisme; page 248,249 En somme, Mahomet nous apparaît comme un homme doux, sensible, fidèle, exempt de haine. Ses affections étaient sincères; son caractère, en général, porté à la bienveillance. Lorsqu'on lui serrait la main en l'abordant, il répondait cordialement à cette étreinte, et jamais il ne retirait la main le premier. Il saluait les petits enfants et montrait une grande tendresse de cœur pour les femmes et les faibles. « Le paradis, disait-il, est au pied des mères. » Ni les pensées d'ambition, ni l'exaltation religieuse n'avaient desséché en lui le germe des sentiments individuels. Rien de moins ressemblant à cet ambitieux machiavélique (Mahomet de la pièce de Voltaire) et sans cœur qui explique en inflexibles alexandrins ses projets à Zopyre :
Je dois régir en dieu l'univers prévenu; Mon empire est détruit, si l'homme est reconnu.
L'homme, au contraire, est chez lui toujours à découvert. Il avait conservé la sobriété des mœurs arabes; aucune idée de majesté. Son lit était un simple manteau, et son oreiller une peau remplie de feuilles de dattier. On le voyait traire lui-même ses brebis, et il s'asseyait à terre pour raccommoder ses vêtements et ses chaussures. Toute sa conduite dément le caractère entreprenant, audacieux, qu'on est convenu de lui attribuer. […]
Extrait : Discours et Conférences Editeurs: Calmann Lévy ancienne maison Michel Lévy frères; 1887; L’islamisme et la science conférence fait à la Sorbonne le 29 mars 1883; page 396 […]. L'islamisme a de belles parties comme religion; je ne suis jamais entré dans une mosquée sans une vive émotion, le dirai-je? sans un certain regret de n'être pas musulman. […]
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